Zubi: une équation à quatre inconnues
FOOTBALL - ÉQUIPE DE SUISSE Le mauvais dégagement de Zuberbühler mercredi a relancé la polémique au sujet des gardiens. Le Bâlois a été sifflé dans son ancien stade. Est-il le gardien sur qui on doit miser pour l'Euro 08? Kuhn a des questions plein la tête pour l'hiver
Nous y revoilà! Alors que Pascal Zuberbühler s'était imposé sans contestation possible comme le No 1 de l'équipe de Suisse cette année, son mauvais dégagement de la 35e minute, mercredi contre le Brésil, l'a replongé quatorze mois en arrière, soit après ses deux erreurs contre Israël puis (surtout) Chypre.
Surtout, il (re)pose le lancinant problème des gardiens en Suisse: qui sera l'heureux - ou malheureux - élu dans un an et demi, à l'attaque du tournoi européen que Köbi Kuhn veut faire sien? Le sélectionneur se trouve devant plusieurs questions sur lesquelles il aura tout loisir de méditer, cet hiver, dans son chalet du Rigi...
Question No 1: Pascal Zuberbühler est-il le gardien adéquat?
Réponse: Ce n'est pas à exclure. Mais on est en droit d'en douter, rapport à son dégagement raté de mercredi. Et puis, Zubi a été sifflé dans «son» stade. Et où jouera la Suisse en 2008? Au Parc Saint-Jacques! Sera-t-il suffisamment fort pour résister à la pression? Lui dit que oui. Certains en doutent.
Question No 2: Fabio Coltorti ou Diego Benaglio peuvent-ils constituer une assurance tous risques?
Réponse: Pas forcément, dans la mesure où aucun n'a été irréprochable sous le maillot national. Coltorti est souvent apparu fébrile, notamment il y a un mois en Autriche. Et puis, entre le but de Gilardino le 31 mai et la réussite de Luisão mercredi (tous deux encaissés par Zubi), Benaglio a été le seul gardien national à encaisser des buts (en l'occurrence un contre la Chine et deux à Innsbruck).
Question No 3: Le gardien sédunois Germano Vailati doit-il être appelé dans le contingent suisse?
Réponse: Pourquoi pas? Mais, après un début de saison exceptionnel, qui l'a amené à susciter l'intérêt du Milan AC (et d'autres), Vailati connaît ces temps, à l'image de son club, une (logique) petite baisse de régime. Dimanche à Berne, en Coupe de Suisse, il ne s'est ainsi pas forcément trouvé à son avantage.
Trois questions pour une équation à quatre inconnues: on te souhaite un bon hiver, Köbi!